Un charpentier qui chute d’un toit, un boucher qui se blesse à la main, un électricien victime d’une brûlure… L’artisanat est source de nombreux risques pour les professionnels. Pour nous présenter l’utilité d’une protection sociale, Samuel Davy, Agent Assurance & Patrimoine, témoigne.

Une prise de conscience trop tardive …

De manière générale, les travailleurs indépendants n’y pensent pas assez tôt. En phase de création, nombre d’entre eux méconnaissent le régime auquel ils appartiennent. De plus, le recours à une protection sociale est très souvent perçu comme un coût.

Ce n’est que vers l’âge de 60 ans que les entrepreneurs souhaitent y souscrire pour préparer leur retraite. Comme le mentionne Samuel Davy, les solutions sont réduites lorsque la prise de conscience est tardive. Idéalement, l’entrepreneur devrait y penser entre 45 et 55 ans .

L’entrepreneur prend également conscience de l’utilité d’une protection sociale dès lors qu’il y a un accident dans l’entourage familial ou professionnel.

… qui peut mettre en péril l’activité

Le travailleur indépendant, victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, ne bénéficie pas d’une couverture améliorée. Sa prise en charge des honoraires médicaux et des soins n’est que partielle (70 % du tarif conventionnel).

L’accident du travail ou la maladie professionnelle peut être onéreux pour le travailleur indépendant, notamment en cas d’hospitalisation prolongée ou de soins médicaux spécialisés“.

De plus, pour les travailleurs indépendants qui peuvent y prétendre, les indemnités journalières sont versées après un délai de carence de trois jours.

Une importante baisse du niveau de vie et une remise en cause de la pérennité de l’entreprise peuvent intervenir si l’entrepreneur ne recourt pas à une protection sociale“.

Pour Samuel Davy, le constat est clair : Nous avons le devoir d’informer l’entrepreneur . Souvent, la prise de conscience de la nécessité de souscrire à une protection sociale et de protéger sa famille intervient lors du bilan patrimonial.

A ce propos, Samuel Davy remarque une différence : L’entrepreneur protège d’abord son entreprise contrairement au conjoint qui pense d’abord à protéger sa famille .

Les prestations en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès sont limitées, il est nécessaire de souscrire un contrat de prévoyance pour obtenir une couverture satisfaisante, notamment en matière d’invalidité, de perte d’autonomie, d’incapacité professionnelle ou de décès.

Envie d’en savoir plus ?

 

Inscrivez-vous à la Prochaine Matinale Économique sur la Protection Sociale de l’Entrepreneur le mardi 4 juin à 8:30 à l’Espace Entreprises Bretagne romantique. Celle-ci sera animée par Samuel Davy, de l’agence Allianz de Tinténiac.

 

 

L’Espace Entreprises Bretagne romantique, à Combourg, est à la disposition des entreprises du territoire pour tout renseignement (02 23 16 46 46).